Le problème, avant la technique
Par où l'eau entre, dans une maison de la Broye
La plaine est plate, le bâti l'est presque autant. Entre Payerne, Moudon et Estavayer-le-Lac, trois familles de bâtiments reviennent sans arrêt dans les demandes.
Les immeubles en PPE bâtis entre 1970 et 1990, d'abord, avec leur toit plat en bitume. Ces membranes ont l'âge de la retraite. Le bitume durcit en vieillissant, et il craque là où il travaille : angles de muret, tour d'évacuation, pied de lanterneau.
Les villas des vingt dernières années, ensuite, avec leur terrasse posée sur une pièce chauffée. La porte-fenêtre est de plain-pied, et c'est justement le problème : le relevé contre le seuil n'a presque pas de hauteur. Une neige mouillée qui fond doucement passe par-dessus.
Les maisons de village et les fermes, enfin, dont les murs de cave datent d'avant toute idée d'étanchéité. Vers le lac de Neuchâtel comme vers le lac de Morat, la nappe remonte l'hiver et le mur boit par le bas. Le carton posé au sol gondole : c'est le premier signe.
L'endroit de la tache n'est pas l'endroit du trou
L'eau qui traverse une membrane ne tombe pas droit. Elle court entre les couches, longe une solive, ressort parfois plusieurs mètres plus loin. Casser le plafond sous la tache est donc une bonne façon de refaire un plafond pour rien. On cherche d'abord, on répare ensuite : une recherche de fuite se facture 250 à 700 CHF selon la méthode, d'après les tarifs de plombiers-en-suisse.ch. C'est la dépense la mieux placée du chantier, et elle est détaillée dans la page infiltration de toit plat. Côté budget, toutes les fourchettes publiées ici sont réunies dans la page prix de l'étanchéité au m².